Pourquoi investir en Coliving à Genève ? (région frontalière française)

Nathan Parthiot

Fondateur de atriôm
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Publié le 03/03/2021

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Genève

Sommaire de l’article

  • Une région dynamique pour investir en immobilier
  • Une région propice à l’investissement Coliving
  • Nos conseils pour investir en Coliving à Genève

Le Grand Genève est un terreau fertile pour le Coliving. Avec une population frontalière venue pour travailler, la demande locative correspond particulièrement au concept. Nous verrons dans cet article comment la frontière dynamise cette région, pourquoi est-elle propice au Coliving et quelles sont nos conseils pour investir.

Le Grand Genève désigne l’agglomération transfrontalière de Genève, incluant le canton de Genève, l’Ain, la Haute Savoie ainsi que le district de Nyon (canton de Vaud).

Le Grand Genève en chiffres

945 000

habitants

451 000

emplois

212

communes

Une région dynamique pour investir en immobilier

La région frontalière française du Grand Genève est fortement dynamisée par la frontière suisse. Depuis l’année 2000, la politique de la libre circulation des personnes et des biens a permis les échanges entre les deux zones frontalières. En 2016, le nombre de frontaliers avait doublé depuis 1999 atteignant un nombre de 115 000 travailleurs. Aujourd’hui, un actif de la région frontalière française sur 5 travaille en Suisse.

Les interdépendances entre la France et la Suisse se multiplient. D’un côté, la région frontalière dépend fortement du dynamisme suisse car 28% des emplois dans le canton de Genève sont détenus par des résidents français . De l’autre, les résidents suisses tendent à venir se loger en France attirés par un marché immobilier français plus attractif comparativement au marché suisse : en 2014, 4000 personnes qui résidaient auparavant en Suisse voisine sont venues s’installer dans le Genevois français.

« Le manque de logements et le coût très élevé de la vie à Genève encouragent enfin de nombreuses personnes résidant en Suisse à s’installer dans l’Ain ou en Haute-Savoie, où l’immobilier reste comparativement très attractif. »

Insee Analyses, N° 101, Juillet 2020 

Le dynamisme démographique

Depuis l’ouverture de la frontière, la population a augmenté dans la région frontalière dynamisée par les populations arrivant sur le territoire pour travailler. Parmi ces populations, nous retrouvons une population de jeunes travailleurs mais également une population internationale : 140 nationalités y sont représentées. Grâce à ces flux, l’augmentation de population a été supérieure aux moyennes nationales à la fois suisse et française.

« Depuis 1999, sa population augmente régulièrement, au rythme de 1,6 % par an en moyenne. C’est une croissance démographique très dynamique au regard de celle observée en Suisse (+ 0,9 %) et en France métropolitaine (+ 0,6 %). »

Observatoire statistique transfrontalier, Synthèsee 2018

Le dynamisme économique

La différence de niveau entre la France et la Suisse permet à la région frontalière d’être dynamisée. En 2018, la Suisse dispose d’un PIB par habitant 1,5 fois supérieur au PIB par habitant français et les niveaux de salaires y sont parmi les plus hauts du monde. Ainsi, le nombre important de frontaliers permet de rehausser le niveau de vie et de créer des emplois en région frontalière.

« Le dynamisme démographique et la présence d’une population à fort pouvoir d’achat stimule l’emploi visant à satisfaire les besoins de la population présente. »

Insee Analyses, N° 101, Juillet 2020 

Le dynamisme économique en chiffres

+23%

d’emplois dans le Grand Genève entre 1990 et 2014

28 730€

revenus médian du Genevois français 

+35%

par rapport au revenu médian de l’Auvergne Rhônes Alpes

Le développement des transports

Avec de nombreux projets de développement des transports entre la France et la Suisse, nous assistons à une nouvelle étape dans l’intégration des zones françaises et suisses. Parmi c’es projets, notons l’inauguration du CEVA en 2020 ainsi que le renouvellement de la gare d’Annemasse. Il est désormais possible de se rendre au centre de Genève facilement depuis Annemasse, principale ville frontalière. De plus, le projet de tram à Ferney couplé à la création de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) devrait se concrétiser d’ici à l’année 2023.

Une région propice à l’investissement Coliving

Le Coliving est une réponse à la demande locative des jeunes actifs. En améliorant l’expérience de la colocation, le Coliving permet aux jeunes actifs de se sentir bien dans leur chambre (avec douche et bureau) tout en vivant en communauté.

D’abord, la demande locative en région frontalière française de Genève correspond particulièrement au Coliving car la population de jeune actif est importante. En effet, les personnes arrivant dans la région afin de travailler sont :

Jeunes : 45% des travailleurs frontaliers ont entre 25 et 39 ans contre 31% pour le reste des actifs

Éduquées : 53% des travailleurs frontaliers sont diplômés du supérieur contre 41% pour le reste des actifs

Ensuite, beaucoup de ces jeunes actifs n’ont pas d’attache sociale dans la région lorsqu’ils s’installent. Vivre en communauté est donc important pour eux car ils souhaitent recréer leur tissu social.

Nos conseils pour investir en Coliving à Genève

L’attractivité des communes en région frontalière française de Genève est définie par sa proximité avec Genève, à la fois en termes de kilomètres et de transports en commun. Ainsi voici les quelques villes à connaître :

Les villes à connaitre :

La ville frontière : Annemasse
Annemasse est la ville frontalière par excellence. De par sa situation géographique et les transports en commun qui la relie à Genève, elle a une position unique. Annemasse propose les prix les plus attractifs de la région grâce a un PLU plus avantageux et un nombre de constructions plus important. Cette ville attire les jeunes travailleurs intéressés par la proximité des transports en commun et les loyers comparativement plus avantageux.

Les petites villes frontalières : Ferney, Saint-Genis-Pouilly et Saint-Julien en Genevois
Ces villes à proximité directe avec Genève conservent un esprit de petite ville, contrairement à Annemasse. Les transports en commun y sont présents mais restent limités. De par les prix plus élevés et le cadre de vie plus agréable, ces villes attirent les frontaliers plus aisés et installés.

La banlieue française de Genève : Divonne et Collonges sous Salève
Ces deux villes sont des exceptions dans la région. Considérées comme la banlieue française de Genève, elles attirent les résidents suisses ainsi que les frontaliers les plus aisés. Avec un cadre de vie agréable et un PLU restrictif, les prix sont élevés.

Quelques villes d’intérêt :

Gex :
Bien qu’éloignée de la frontière, Gex jouit de la ligne de bus Tpg qui la relie à Genève. Historiquement ville principale du pays Gex, elle est un compromis intéressant pour quelqu’un qui souhaite une vie de village à des loyers raisonnables.

Chens sur Léman :
Situé à côté du lac et à proximité directe de Genève, Chens sur Léman est particulièrement intéressant grâce a l’arrivée récente de Tpg au centre-ville. L’offre immobilière y est encore réduite.

La proximité avec les transports :

La problématique des transports en région frontalière est particulière. Chaque jour, c’est 115 000 frontaliers qui traversent la frontière afin de se rendre au travail. Ces déplacements créent de nombreux problèmes d’embouteillage.
De plus, si les travailleurs frontaliers arrivant dans la région souhaitent être proches des transports en commun, ces derniers étaient jusqu’à maintenant peu développés et désagréables. Par exemple, La ligne F reliant Ferney à Genève est particulièrement saturée.
De ce fait, si la proximité avec les transports en commun est rassurante pour un nouvel arrivant à Genève, 85 % des frontaliers préfèrent utiliser la voiture pour se rendre au travail.

La situation est cependant en train d’évoluer. De nombreux projets voient le jour afin de limiter les embouteillages et favoriser le déplacement en transport en commun.

Que retenir ?
Pour votre Coliving, préférez un positionnement compétitif sur les prix si vous souhaitez acheter à proximité des transports. Vous attirez une clientèle de jeunes actifs n’ayant pas de voitures, plus jeune et moins aisés.
Préférez un positionnement plutôt haut-de-gamme porté sur la qualité de vie si vous vous éloignez des transports en commun. Vous attirerez des jeunes actifs plus âgés, plus installés et plus soucieux de la qualité de vie. Veuillez à proposer le stationnement adéquat, la voiture étant la condition sine qua non pour intégrer un Coliving loin des transports en commun.

Quel type de bien choisir ?

La région frontalière française de Genève est une région complexe où l’on trouve toutes sortes d’organisations urbaines. Il est donc difficile de définir une réalité urbaine pour savoir quel type de bien choisir. Cependant, voici quelques types de biens qui se distinguent.

Appartement de grand volume à Annemasse :
Ce type de bien est intéressant pour investir au Coliving car il offre des mètres carrés à un prix raisonnable pour la région. Avec un budget entre 400 000€ et 600 000€, vous pouvez faire l’acquisition de ce type d’appartement. En optimisant les chambres vous pourrez héberger entre 4 et 8 colocataires.

Découvrez notre projet d’appartement en Coliving à Annemasse.

Une maison à proximité de la frontière dans la campagne : malgré l’augmentation des prix due aux acheteurs Suisse, il peut être intéressant d’acheter une maison afin d’ offrir un cadre de vie intéressant en Coliving. Comptez entre 700 000€ et 1 000 000€ pour acquérir une maison afin de loger entre 8 et 12 locataires.

Découvrez notre projet de maison en Coliving à proximité de Genève.

La rénovation de corps de ferme : pour les plus téméraires, la région est dotée de corps de ferme qui donnent lieu à de beaux projets de rénovation. L’avantage : un grand nombre de mètres carré pouvant accueillir beaucoup de colocataire.

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